La Basilique en images

Éclat et couleurs sont ici à l’honneur pour la découverte d’un lieu unique à Montréal, à la hauteur de vos attentes.

La Crucifixion

Aaron immolant un agneau

La Dernière Cène selon Léonard de Vinci

Saint Marc, Saint Jean et Saint Pierre

Reliquaires placés sous l’autel

La chaire

La Chapelle Notre-Dame du Sacré-Cœur

Détail (le Fils) du retable de Charles Daudelin

Les grandes orgues Casavant

Les vitraux


Le chœur

Vers les années 1870, Victor Bourgeau, architecte montréalais, dessine le maître-autel, les stalles et le retable dont les statues sont réalisées en pin par l’artiste français Henri Bouriché. Tous les motifs décoratifs qui les ornent sont sculptés en noyer noir. Les statues seront livrées en 1875.

Le curé Rousselot propose lui-même le thème de la décoration du sanctuaire, illustration de la véritable signification du sacrement de la messe et l'Eucharistie.

L'Eucharistie

L'un des sept sacrements, que l’on appelle également « Messe », l’Eucharistie renouvelle le sacrifice du Christ. Le thème développé gravite donc autour de l'aspect sacrificiel de ce sacrement. Le sacrifice dans l'Ancien Testament pouvait exprimer la supplication, la demande de pardon, la louange, l'action de grâces.

La Crucifixion

La Crucifixion se trouve au centre du retable : le Christ est représenté mort sur la croix, la Vierge et saint Jean se tiennent debout de chaque côté de la croix et Marie-Madeleine est agenouillée à ses pieds. Remarquons que ce calvaire repose sur un petit autel, témoin de l'unité qui existe entre le sacrifice de la croix et celui de la messe.

L’Ancien Testament

Autour de la Crucifixion, nous apercevons quatre scènes de l'Ancien Testament qui annoncent le sacrifice de la croix et de la messe.

En bas à droite, le sacrifice d'Isaac par son père Abraham. Cet important épisode de l’Ancien Testament explique pourquoi la tradition judéo-chrétienne tient la vie humaine pour sacrée. Les sacrifices humains seront remplacés par des sacrifices animaliers.

En bas à gauche : l'offrande du pain et du vin faite par Melchisedech.

En haut à gauche : Moïse (la tête ornée de deux rayons) donne les règles du culte qui se fera par l'offrande de sacrifices d'animaux sur l'autel. Il fait placer une urne remplie de manne dans l'arche d'alliance. En haut à droite, le grand prêtre Aaron immole un agneau selon la tradition.

Le Calvaire

L'axe central du retable présente le Calvaire, placé au-dessus du maître-autel. Sous cet autel, la Dernière Cène selon Léonard de Vinci, est ici sculptée en bois : c'est l'institution de l'Eucharistie, la veille de la mort du Christ.

Au centre, le tabernacle. De chaque côté, un bas-relief en bois sculpté : des anges et des saints sont en adoration. Le livre de l'Apocalypse décrit cette scène au chapitre 7.

Dans la partie supérieure du retable, le couronnement de Marie. Le Christ (Messie) couronné est vainqueur de la mort, d'où sa résurrection. Il couronne sa mère.

La montée vers le bonheur céleste

La composition visuelle dirigée vers la voûte indique le chemin vers le bonheur céleste, entraînant dans son élan anges et étoiles sur fond de bleu intense. Ce chemin, symbole de la vie, se trace dans le sacrifice du Christ et de la messe.

À droite du retable, en bas, les statues du prophète Isaïe et, à gauche, du prophète Daniel, réalisées par le sculpteur Louis-Philippe Hébert, en 1882.

Au-dessus des stalles, à droite et à gauche, se dressent six statues polychromes.

À droite, la première, saint Paul avec l'épée : il meurt martyr à Rome, la tête tranchée. Puis, les évangélistes : Matthieu, représenté avec son attribut, l’homme ailé, et Luc, avec le bœuf ailé.

À gauche de l'autel, la première, celle de saint Pierre avec les clés et le coq, rappelant sa trahison le matin de la passion et de la mort de son maître et ami Jésus. Puis, les évangélistes : Jean, tenant un calice, signe de son amour de l'Eucharistie, et l'aigle, signe de la perspicacité de son évangile, de même que Marc avec le lion ailé.

L’autel de célébration et l'ambon

Depuis la réforme liturgique du Concile Vatican II (1962-65), le prêtre doit célébrer la messe face au peuple. En 1998, un nouvel autel est installé. Le sculpteur-concepteur Denis Duguay s'inspirera de l'architecture du maître-autel élevé dans le fond du chœur pour le réaliser. L'inauguration a lieu à Noël 1998. Et, le 31 octobre 1999, lors de la messe solennelle, des représentants de chacun des groupes religieux concernés viennent offrir des reliques ayant appartenu à tous les saints et bienheureux canadiens. Ces reliques et quelques autres sont insérées dans des reliquaires placés sous l'autel, incluant des reliques de sainte Marguerite Bourgeoys, de sainte Marguerite d'Youville, du bienheureux frère André de l'Oratoire Saint Joseph, et d'autres.

La chaire

La chaire est un joyau important de la basilique. Autrefois, le prêtre y montait pour y prononcer son sermon. Sans amplification électronique, sa voix pouvait être entendue de partout. L'architecte Victor Bourgeau (1809-1888) a dessiné cette chaire lors des rénovations des années 1870. Louis-Philippe Hébert (1850-1917), sculpteur très réputé, en a réalisé l’ornementation, notamment, vus au sol, les deux prophètes de l'Ancien Testament, Ézéchiel et Jérémie. Comme pour le retable, la chaire signifie que l'Ancien Testament de la Bible est à la base de la foi chrétienne.

Au-dessus, au niveau du garde-corps, se trouve une série de statuettes représentant, entre autres, le Christ assis et enseignant, saint Pierre et saint Paul, etc.

Sous l'abat-voix, est représentée la colombe, symbole de l'Esprit Saint. C'est lui qui amène les fidèles à être dociles aux inspirations de Dieu et les guide ainsi dans leur vie de foi.

Sur l'abat-voix, se dressent quatre pères de l'Église. Deux de l'Occident, saint Augustin (IVe siècle) et saint Léon le Grand (pape du Ve siècle). Deux de l'Orient, saint Basile le Grand (IVe siècle) et saint Jean Chrysostome (IVe siècle). Ceux-ci marquent la tradition fidèle de l'Église à ses origines.

Et, complètement au faîte de la chaire, s'élève une statue symbolique de la foi : une jeune femme tenant la croix d'une main et le calice (la messe) de l'autre.

La chapelle Saint-Sacrement

Cette chapelle vitrée permet aux fidèles de prier en toute tranquillité et d'adorer le Saint-Sacrement conservé dans le tabernacle de l'autel. Ce dernier est dédié aux martyrs sulpiciens de la Révolution française des 2 et 3 septembre 1792. À coté se trouve l'autel dédié à sainte Thérèse de Lisieux, dont la statue est signée Elzéar Soucy. Elle est entourée de tableaux d’Ozias Leduc.

La chapelle Notre-Dame du Sacré-Cœur

À la suite de l’incendie du 7 décembre 1978, le Conseil de la Fabrique, à la suggestion des architectes, décide de reconstruire les deux premiers niveaux à l’identique en faisant appel à des ébénistes, des sculpteurs et des menuisiers travaillant selon des méthodes anciennes. Par ailleurs, la voûte reçoit un traitement moderne autorisant un éclairage naturel. Tout l'ensemble est en bois de tilleul. On inaugure la chapelle en 1982.

Le retable

C’est le sculpteur québécois Charles Daudelin qui obtient le contrat du retable. Celui-ci est constitué de 32 panneaux en bronze coulés à Londres, en Angleterre, à la Morris Singer Founders. Il pèse 20 tonnes et mesure 5 m de largeur par 18 mètres de hauteur.

Le thème

Le thème choisi par l'artiste montre la marche de l'humanité vers Dieu, représenté sous la forme de la sainte Trinité, le Père symbolisé par un soleil rayonnant, le Fils par le visage de Jésus et l'Esprit Saint par l'immense oiseau aux ailes déployées. Les trois arches signifient les étapes difficiles de la vie, le retour de l'humanité vers son créateur. La dernière arche représente le passage de cette vie vers l'autre, démontrant du même coup l'espérance d'un bonheur éternel.

La statuaire

En 2002, deux statues de bronze sculptées par Jules Lasalle sont posées de chaque côté du grand retable de Daudelin. À droite, celle Notre-Dame du Sacré-Cœur et à gauche celle de sainte Anne, enseignant à une jeune Marie.

L’orgue

Dans la chapelle est installé un orgue de type français, à traction mécanique, et provenant de la firme Guilbault-Thérien de Saint-Hyacinthe (1982). Le buffet, de facture moderne, est en orme et possède 1648 tuyaux. La console possède 25 jeux sur 2 claviers, avec pédalier.

Les grandes orgues Casavant de la basilique

C'est la firme Casavant et frères de Saint-Hyacinthe qui réalise l'orgue de la basilique en 1891. Depuis, l’instrument a subi quelques restaurations. À l'occasion de son 100e anniversaire, sa composition a été portée à 7 000 tuyaux : le plus grand mesure 10 mètres (32 pieds) et le plus petit, 6mm (1/4 po).

En 2002, on y ajoute un autre jeu de trompettes en chamade. Ainsi l’orgue possède maintenant 92 jeux disposés sur quatre claviers, avec un pédalier. La console actuelle date de 1962.

Pierre Grandmaison est l’organiste titulaire depuis 1973. On peut l'entendre à toutes les messes du week-end et lors du Festival international des Grandes Orgues de Notre-Dame de Montréal. Le chœur de Notre-Dame chante aux messes solennelles du dimanche à 11 h et aux grandes fêtes.

Les vitraux de la basilique

Pour souligner les fêtes du centenaire de Notre-Dame en 1929, le curé Olivier Maurault voit à la réalisation de nouveaux vitraux de la basilique pour lesquels il amasse les fonds nécessaires. Il décidera lui-même de la thématique des vitraux du rez-de-chaussée, évoquant la vie religieuse et sociale du temps de Ville-Marie. L'artiste québécois Jean-Baptiste Lagacé en dessinera les cartons. Les vitraux seront réalisés à l'atelier de Francis Chigot à Limoges, en France.